vendredi 27 février 2015

Et si la Lune n'avait pas existé...

What would have happened on Earth if, about 4.5 billion years ago, Theia had passed peacefully on its way without striking Earth and forming a moon ? 
Well, life of some sort would probably exist on Earth, but humans almost certainly wouldn’t. Think of the very long course of evolution, the small changes, the minute adaptations that organisms make to their environment. It would only have taken small changes to Earth’s environment to have dramatically altered the course of evolution. I wouldn’t be writing this article – and you wouldn’t be reading it.
And if the Moon had never formed, Earth would be a very, very different place. An Earth day would be only 8-10 h long, with no moon to slow it down. The faster rotation would cause winds of 160-200 km to sweep Earth’s surface. The tilt axis of Earth would wobble, resulting in dramatic changes in temperature over thousands to millions of years. And although our seas would still be tidal, the tides would be much smaller – caused only by the Sun. 
What kinds of life might have evolved on moonless Earth, capable of withstanding extreme temperatures, high winds, small tides and short days ?
By Erin Tranfield

jeudi 26 février 2015

Pourquoi la Lune nous regarde



Elle est là au dessus de nous à nous présenter toujours la même face, qu'elle a d'ailleurs très jolie, merci... Mais pourquoi au fait ? Et pourquoi la Terre tourne quant à elle sans prêter attention à elle ? Arrivera-t-il un moment ou le mois lunaire et le jour sidéral se rejoindront ? A quand le grand tête à tête ?

En réalité les forces de marées existent aussi sur la Lune et sont même 20 fois plus fortes que sur Terre. Ces marées ont assez rapidement ralenti le mouvement de la Lune sur elle-même jusqu'à ce que sa période sidérale se synchronise avec sa durée de révolution autour de la Terre. Ces marées lunaires initiales étaient d'autant plus efficaces qu'elles s'appliquaient sur les matières encore fluides de la Lune à sa jeunesse. Aujourd'hui, tout est solide sur la Lune donc les forces de marée existent mais ne produisent pas de marée... Ce phénomène s'est d'ailleurs produit, ou se produit, sur toutes les lunes du système solaire. Partout, on mesure des périodes de rotation synchronisées sur la durée de révolution autour de l'attracteur immédiat. Toutes présentent donc toujours la même face à leur planète. Toutes ? Non ! Un satellite résiste encore et toujours. Il est peuplé d'irréductibles G... oups !! Pardon, c'est Hypérion qui a gardé un mouvement chaotique autour de Saturne (planète géante qui impose des forces de marées tellement fortes qu'elles brisent tout corps s'en approchant, d'où les anneaux, etc...).
La stabilité de la rotation synchrone de la Lune est rendue possible grâce à la forme légèrement allongée qu'elle a prise en direction de la Terre. Actuellement elle a en plus un balancement très lent de part et d'autre de cet axe Terre-Lune. Ce balancement (ou librations) est peut-être dû à l'évolution imperceptible du mois lunaire, appelé à croître pour respecter la troisième loi de Kepler (la Lune s'éloigne, ça on en est sûr).
Le mois lunaire augmente imperceptiblement. Le jour terrestre aussi, ralenti par la Lune. Il doit donc y avoir un moment fort lointain où la rotation de la Terre elle-même sera synchrone avec la révolution de la Lune (à force de ralentir). Mais on calcule que ce moment arrivera lorsque la Lune sera environ 3 fois plus éloignée de la Terre qu'aujourd'hui. La Lune ne sera alors visible que d'un côté de la Terre... mais les jours dureront alors 50 fois ceux de nos jours actuels. L'évolution du couple Terre-Lune sera alors terminée : plus de marée océanique et plus de Lune mobile : pas si fun et poètique que ça finalement, la grande synchronisation...

mercredi 25 février 2015

Pourquoi la Lune s'éloigne...





La Lune s'éloigne car elle tourne moins vite autour de la Terre que la Terre ne tourne sur elle-même. Dans le cas contraire, celui de Phobos autour de Mars par exemple, qui tourne plus vite que Mars, elle s'en rapprocherait... Le phénomène des marées océaniques ralentit le mouvement de rotation de la Terre, qui tourne plus vite que la Lune autour d'elle. L'axe du bourrelet des marées est donc toujours légèrement en avance sur la direction Terre-Lune : il  forme un angle d'environ 3°, ce bourrelet se déplace donc à l'inverse de la rotation de la Terre et la tire en quelque sorte à rebours... La durée du jour diminue ainsi de 0,002s par siècle. Les marées terrestres ralentissent la rotation de la Terre. C'est pourquoi il y a seulement 350 millions d'années, l'année solaire durait plus de 400 jours... qui ne duraient que 22h, mais les marées étaient de plus grande amplitude. Tout ceci a été découvert par l'étude des coraux fossiles...

D'autre part, la Lune s'éloigne de la Terre (3,7 cm par an mesurés par télémètre laser), elle gagne donc de l'énergie, comme à chaque fois qu'un corps se sépare d'un autre... Si elle perdait de l'énergie, la Lune se rapprocherait de la Terre au lieu de s'en éloigner. D'où vient cette énergie ? Elle vient du phénomène précédent, du ralentissement causé par les marées terrestres qui sont dues au couple de rappel exercé par la Lune. L'énergie perdue d'un côté est gagnée de l'autre... On peut dire aussi que le moment cinétique du système Terre-Lune se conserve : si la Terre tourne moins vite sur elle-même, il faut que sa Lune soit plus loin. Un peu comme la patineuse sur glace qui tourne moins vite sur elle-même lorsqu'elle étend ses bras.

L'une des conséquences est que le mois lunaire ou mois sidéral (27,3 jours) est appelé à croître pour respecter la troisième loi de Kepler, qui lie la durée de révolution T de la Lune autour de la Terre à la distance r entre les deux objets : le carré de T est proportionnel au cube de r...

mercredi 18 février 2015

31769 - 31818

Je viens de réaliser que mon numéro de Lecteur au Service historique de la Défense est le 31769.


Et que je vais faire des recherches au Service Historique de la Défense au sujet de ma grande-tante Georgette Lyet, qui elle portait le numéro 31818 à Auschwitz.


La mise en fichiers des individus reste un risque anodin mais majeur.

dimanche 15 février 2015

Le Paradoxe de Fermi

Le grand physicien Fermi, prix Nobel, a exprimé en 1950, non pas véritablement un paradoxe, mais plutôt une bizarrerie statistique.

Le déroulé de ce paradoxe est le suivant :

Prémice 1

La Vie s'est développée sur d'autres planètes que sur la seule Terre.

Prémice 2
Il faut environ 1 Million d'années à la Vie sur une planète pour amener la civilisation de cette planète à un stade de développement technologique suffisant pour disposer des moyens de communiquer, voire de voyager, vers d'autres planètes autour d'elle. Nous même émettons des signaux depuis la terre vers l'espace profond depuis 50 ans, signaux qui atteindront les confins de notre galaxie dans quelques centaines de milliers d'année (une paille).

Prémice 3
Nous savons par ailleurs que notre Terre est très jeune dans l'univers.
Donc, a priori, il faut s'attendre à ce que de multiples planètes soient passées par notre stade de développement déjà, si Vie ailleurs il y a.

Nous savons également que nous sommes dans le voisinage cosmique (soit une distance de 100,000 années-lumières) de centaines de milliards de planètes, dont énormément sont plus vieilles que nous, potentiellement plus vieilles de 3 à 5 milliards d'années.

Conclusion 1
Donc nécessairement, parmi les centaines voire les milliers de planètes qui ont développé la Vie, beaucoup sont déjà passées par le stade de maturité qui leur permet(trait) de communiquer avec nous, aujourd'hui, sur Terre.

Conclusion 2
Or, l'échec des projets de type Seti, qui écoutent l'espace profond depuis 50 ans, montre que nous n'avons jamais capté de telles communications.

Donc, on a bien une contradiction (un paradoxe) entre :
  • la nécessité statistiquement avérée, et
  • la réalité de l'observation (ou plutôt de la non-observation)
Depuis que ce paradoxe a été exprimé, de multiples explications ont été proposées :
  • Certaines remettant en cause la prémice 1, arguant que la Vie ne s'est développée que sur la Terre. Belle idée, mais idée peu probable. D'autant d'ailleurs que si l'Eternel nous a dit que nous sommes à son image, Il n'a jamais dit que nous étions sa seule image dans l'univers, ou que toutes ses créations étaient à son image ...
  • D'autres remettant en cause notre capacité à détecter ici et maintenant des signaux exogènes, puisque nécessairement ceux-ci reposent sur des techniques beaucoup plus élaborées que celles à notre disposition.
  • D'autres encore estiment que observés, nous sommes ...
Une explication a retenu mon attention :

Il est fort possible qu'une civilisation épuise les ressources de sa planète, puis s'effondre et disparait, juste après avoir émis son propre signal, mais bien avant d'avoir su capter les signaux émis par les autres.


vendredi 13 février 2015

Feeling groovy

J'aime encore après 30 ans cette musique en noir et blanc :



 

mercredi 11 février 2015

Jon Stewart lives (and leaves)

C'était magnifique :


Regardez, c'est très drôle, en plus c'est sous-titré.
On n'a pas l'équivalent en France.

mardi 10 février 2015

mercredi 4 février 2015

J'ai tiré le rideau

J'ai tiré le rideau, d'un geste machinal,
car le soleil me faisait de l'oeil sur l'écran d'ordinateur.
Et puis brutalement, j'ai pris conscience de la signification de mon geste :
Le Soleil passe à nouveau par dessus le toit voisin.
Le monde est en marche vers le printemps.

Loué soit l'Eternel.

dimanche 1 février 2015

Le risque systémique de l'IA


Asimov, il y a 100 ans, a déjà réfléchi aux questions des risques engendrés par l’Intelligence Artificielle, appliquée dans la vie de tous les jours.
En réponse, il a exprimé ses trois lois de la robotique :
1.     Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu'un être humain soit exposé au danger. 
2.     Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la Première loi. 
3.     Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec la Première ou la Deuxième loi. 
On reparle beaucoup en ce moment de ces dangers à venir de l’Intelligence Artificielle pour notre société. Et la compétence des gens qui exposent leurs craintes (Bill Gates, Elon Musk …) et leur track-record dans les domaines informatique et technologique nous obligent à prêter attention à ces craintes exprimées.

Et ces craintes sont effectivement assez angoissantes.

Notre société devra évidemment s’interroger tout d’abord sur la notion de responsabilité de l'IA, qui n'est pas une personne physique ni une personne morale.

Qui sera juridiquement responsable des accidents causés par une IA implémentée dans une voiture Google sans pilote humain ?
Qui devra en supporter les conséquences ?
  • Le propriétaire du véhicule même si il n’était pas dans le véhicule ?
  • La personne assise à l’avant du véhicule mais qui ne le conduisait donc pas ?
  • La personne assise à l’arrière du véhicule ?
  • L’humain qui conduisait l’autre véhicule, celui-ci normal, impliqué dans l’accident ?
  • Google, pour un bug laissé dans le programme ? 

Mais ces interrogations sont relativement faciles à gérer, même si elles donneront lieu à des procès sans fin, car elles sont dans la continuité du fonctionnement du système juridique présent.Le système juridique a toujours su donner des réponses qualifiées, une fois la phase d’établissement de la jurisprudence effectuée.
Mais où les problèmes en revanche deviennent potentiellement critiques, c’est pour 3 risques systémiques, c’est-à-dire inhérents à l’Intelligence Artificielle elle-même en fonctionnement normal, telle que les humains les construisent d’ores et déjà aujourd’hui :

1. Le risque d’auto protection (Loi 3 d’Asimov)

Le premier risque systémique tient aux capacités d’autoprotection dont l’IA est déjà dotée :
Toute Intelligence Artificielle se voit dotée petit à petit de moyens de se protéger contre les humains, qui sont pourtant à l’origine de sa création. Ce processus d’autoprotection commence au départ avec quelque chose d’aussi trivial qu’une batterie intégrée au dispositif, et destinée à garantir la continuité de son fonctionnement, en cas de rupture d’alimentation électrique. Ce processus se prolonge ensuite avec les protections logiques dont on dote l’IA pour lutter contre les hackers qui chercheront nécessairement à la dégrader ou la faire fonctionner à leur profit.
La possibilité qu’une Intelligence Artificielle échappe à un moment au contrôle de son « maître » humain, qui n’est plus en état de lui faire entendre raison,  ou même de l’éteindre à temps, quitte à la détruire, est une certitude systémique.


2. Le risque de moindre dégât (Conflit d’intérêt dans la 2ème loi d’Asimov)

 
Le 2ème risque vient de l’inculcation à l’IA du principe de moindre dégât (pécuniaire par exemple) : Les financeurs de systèmes d’IA exigent déjà, je n’en n’ai pas la preuve, mais c’est nécessairement ainsi, que les algorithmes mis en œuvre dans les IA choisissent, en cas limite (par exemple en cas d’accident inévitable) le moindre des maux, c’est-à-dire le moins coûteux.
Ce choix fera à un moment ou un autre que la voiture automatique préfèrera se jeter d’un pont avec son passager (unique), plutôt que de rentrer en collision avec un camion plateau chargé de 6 voitures de luxe. La décision aurait pu être différente si il y avait eu 4 passagers à bord, car alors il était moins coûteux pour les assurances de heurter ce camion plateau chargé de Lamborghini.


3. Le risque de divergence

Le risque le plus prégnant viendra des capacités d’auto-apprentissage dont seront dotées les IA. Aujourd’hui cet auto-apprentissage est quasi-inexistant. Mais aussitôt que cet auto-apprentissage deviendra mesurable (disons par exemple un gain d’intelligence de 1/1000ème de Pour Cent), alors la puissance de calcul des ordinateurs, qui démultiplie le nombre de cycles d’apprentissage par seconde fera diverger le processus. Car un tout petit gain répété des millions de fois, voire des milliards de fois, tend alors vers l’infini.
Et là l‘intelligence de l’IA échappe au contrôle des humains.


C'est pas gagné ...